Le mot du premier fédéral
Michel Rocard, une exigence qui nous inspire toujours
Il y a dix ans disparaissait Michel Rocard. Pour beaucoup d’entre nous, son absence n’a jamais effacé sa présence dans notre engagement. Michel Rocard était de ces responsables politiques qui marquent une vie militante. Il ne cherchait ni la facilité ni les applaudissements. Il préférait la vérité aux illusions, le travail aux slogans, le courage à la démagogie. Cette exigence force encore aujourd’hui notre respect.
Comme tant de socialistes, j’ai trouvé dans sa pensée une invitation permanente à ne jamais renoncer à concilier l’idéal et le réel. Il nous rappelait qu’être de gauche, ce n’est pas promettre l’impossible, mais changer concrètement la vie des gens. Il savait que le progrès social exige de la constance, de la pédagogie et parfois des choix difficiles. À l’heure où notre démocratie est bousculée et où les discours simplistes gagnent du terrain, son attachement au dialogue, à l’Europe, à la justice sociale et à l’écologie nous rappelle qu’il est possible de porter des convictions fortes sans céder aux caricatures ni aux divisions.
Au sein de notre fédération de l’Aisne, nous connaissons les difficultés auxquelles sont confrontés nos territoires, nos communes, nos services publics et nos concitoyens. C’est précisément dans ces moments que l’exemple de Michel Rocard nous invite à garder le cap : écouter avant de décider, agir plutôt que commenter, et faire vivre un socialisme utile, fidèle à ses valeurs et tourné vers l’avenir.
Dix ans après sa disparition, notre hommage ne peut être seulement celui de la mémoire. Il doit être celui de la fidélité. Fidélité à une certaine idée du socialisme : réformiste, exigeant, profondément humaniste et résolument européen. En tant que premier secrétaire fédéral des socialistes de l’Aisne, je forme le vœu que nous continuions, ensemble, à faire vivre cet héritage dans chacun de nos combats, avec la même honnêteté intellectuelle, la même détermination et la même espérance qui animaient Michel Rocard.
Amine

