Le mot du premier fédéral
La précarité ne doit pas être une fatalité
Le 20ᵉ baromètre Ipsos–Secours populaire, publié cette semaine, sonne une nouvelle alerte. 26 % des Français se déclarent désormais en situation de précarité, soit 6 points de plus en un an. 40 % des actifs disent que leur travail ne leur permet plus de couvrir toutes leurs dépenses. 18 % des Français vivent à découvert et près de trois sur dix ont déjà dû renoncer à des soins ou sauter un repas faute de moyens. Derrière ces chiffres, il y a des vies contraintes, des choix impossibles et une inquiétude qui s’installe.
Ce rapport nous dit surtout quelque chose de profond : avoir un emploi ne protège plus toujours de la précarité. Se loger, se nourrir correctement, se déplacer, se chauffer ou simplement offrir une sortie à ses enfants devient difficile pour trop de familles. 73 % des parents en difficulté financière disent devoir se priver de sorties et de loisirs en famille. Dans un département rural comme l’Aisne, où la voiture et l’énergie pèsent fortement sur le budget des ménages, cette réalité doit particulièrement nous interpeller.
Nous refusons de nous habituer à cette situation. La politique doit d’abord servir à rendre la vie meilleure, concrètement. Défendre les salaires et le pouvoir d’achat, garantir l’accès aux services publics, au logement, à la santé et à une énergie abordable : voilà les urgences. Face aux inquiétudes et aux colères, notre réponse doit être celle de la solidarité et de la justice sociale. Dans l’Aisne comme partout en France, à nous de porter cette espérance et de montrer qu’un autre chemin est possible.
Amine
