Le mot du premier fédéral
CONTRE LE RACISME, FAIRE VIVRE NOTRE HUMANISME
La lutte contre le racisme est au cœur de notre engagement socialiste et de notre philosophie humaniste. Dans l’Aisne, terre de fraternité, de solidarité et d’histoire républicaine, nous devons rappeler avec force que rien ne saurait justifier qu’un être humain soit rejeté, discriminé ou humilié en raison de son origine, de sa couleur de peau ou de ses convictions. Notre idéal est celui d’une société où chacun trouve sa place, où les différences ne sont pas des frontières mais des richesses, et où la dignité humaine demeure notre bien commun le plus précieux.
Dans un contexte politique où l’extrême droite prospère sur les peurs, attise les oppositions et nourrit les divisions, notre responsabilité est immense. Face à la banalisation des discours de rejet, à la montée des tensions et aux violences qu’elles peuvent encourager, nous devons opposer la force tranquille de nos convictions. Combattre le racisme, ce n’est pas seulement dénoncer l’intolérance : c’est faire vivre, chaque jour, la fraternité. C’est refuser que nos concitoyens soient dressés les uns contre les autres, préférer le dialogue à l’affrontement et rappeler que notre République ne grandit jamais dans l’exclusion, mais toujours dans le rassemblement.
Et nous pouvons réussir. Rien n’est écrit d’avance, ni la progression de l’intolérance, ni la fatalité des divisions. Dans nos communes, nos associations, nos écoles et nos engagements quotidiens, des femmes et des hommes démontrent déjà qu’une autre voie est possible. À nous de faire grandir cette espérance, avec détermination, courage et bienveillance. Car la tolérance n’est pas une faiblesse, la fraternité n’est pas une utopie et l’humanisme n’est pas un idéal dépassé. C’est ensemble, dans l’Aisne comme partout en France, que nous pouvons faire reculer la haine et faire gagner la fraternité.
Amine
