Le mot du premier fédéral
CAMARADES, VEILLONS LES UNS SUR LES AUTRES
J’ai toujours respecté un principe que je me suis fixé dans l’animation militante de notre fédération : le respect du parcours militant de chacune et de chacun d’entre vous. Parce que c’est ma manière de voir les choses et parce que mon respect est total et absolu vis-à-vis de chaque militante et de chaque militant : nous sommes à la fois tous différents et tous semblables.
De même je me suis imposé une conduite : ne pas gloser ou disserter sur la fédération idéale mais la rendre possible, contribuer par des actes quotidiens à tendre vers des réalisations qui nous font grandir tous ensemble : l’université populaire, le soutien à vos candidatures, l’appui permanent, le nouveau matériel militant, l’unification, la modernisation, etc. Bref, vous mettre dans les meilleures conditions pour que vous puissiez, sur le terrain et dans vos mandats, agir en tant que militant, en tant que militant d’une section, de la manière à la fois la plus efficace et de celle qui vous ressemble le plus.
C’est pourquoi les camarades je me permets par ce mot cette parole : veillons activement, ardemment et tous les jours les uns sur les autres, et soyons attentifs à chacune et chacun.
L’engagement militant est d’abord un choix individuel, celui de défendre des convictions, de porter des valeurs et de contribuer à un idéal commun. Mais si l’adhésion est individuelle, notre engagement prend tout son sens dans le collectif. Une section n’est pas seulement un lieu de débat ou d’action : elle doit être un espace de fraternité, d’écoute et de respect, où chacun trouve sa place, peut s’exprimer librement, s’épanouir et grandir au contact des autres.
Nous avons, à cet égard, une responsabilité partagée : prendre soin les uns des autres et préserver l’équilibre et la vitalité de nos sections. Cela passe par l’attention portée à chacun, la qualité du dialogue et la capacité à dépasser nos désaccords sans perdre de vue l’essentiel. Nos différences doivent être une richesse, nos échanges une source d’enrichissement mutuel. Car la force du collectif réside aussi dans sa capacité à faire grandir chacun de ceux qui le composent.
Dans cette période particulière, mais aussi bien au-delà, la qualité de nos relations militantes et la vitalité de nos sections seront déterminantes. Le contexte des années à venir dépendra aussi de ce que nous saurons construire entre nous dès aujourd’hui. Prenons soin de notre collectif, cultivons la confiance et la fraternité, donnons à chacun le goût et la joie de s’engager. Car la force d’une fédération ne se mesure pas seulement à ce qu’elle accomplit, mais aussi à la manière dont elle fait grandir celles et ceux qui la composent.
Amine
