
Participation
La séance s’est tenue à la Fédération en format hybride :
- En présentiel : 13 participants, dont deux camarades de la section de Reims ;
- En distanciel : 2 participants.
Les échanges ont débuté à 18 h 45 et se sont achevés aux alentours de 21 h 45, avant de se prolonger par un moment convivial.
Déroulement de la séance
Une trame de travail, jointe au présent compte rendu, a servi de support aux discussions. Elle a permis de structurer les échanges, tout en laissant une large place aux contributions des participants, qui sont venues enrichir et compléter les différents points abordés.
Les causes de la progression du Rassemblement national
Les participants ont consacré une large partie de la séance à analyser les raisons de la progression du vote en faveur du Rassemblement national.
Plusieurs éléments ont été mis en évidence :
- la nécessité pour le Parti socialiste de renouer avec les préoccupations concrètes et quotidiennes des Français. Comme il a été justement dit lors de la séance : « le RN est une mauvaise réponse à de bonnes questions ». Soyons ceux qui apportent les bonnes réponses ;
- le défi majeur que constitue l’abstention, particulièrement importante dans les classe le plus défavorisées et chez les jeunes ;
- la progression du vote RN au sein d’une partie des Français issus de la troisième génération de l’immigration.
Aujourd’hui, force est de constaté que le RN occupe le terrain et qu’il semble prendre le pouvoir au niveau des réseaux sociaux. Nous nous nous devons d’être présents sur le terrain et sur les réseaux, donc, ne pas laisser d’espace qu’il pourrait s’approprier.
Le débat sur l’interdiction du RN
Un débat particulièrement animé s’est engagé autour de la question de l’interdiction du Rassemblement national.
Les participants ont confronté différents points de vue en s’appuyant notamment sur l’exemple belge et le principe du « cordon sanitaire », qui est une doctrine politico-médiatique visant à isoler l’extrême droite, cela consiste notamment à refuser toute alliance avec ce parti, et aux média de ne pas donner la réponse aux partis d’extrême droite en direct sans les écarter pour autant des débats.
Les discussions ont également mis en lumière les différences historiques entre la France et la Belgique. Il a notamment été rappelé que l’expérience française de la collaboration sous le régime de Vichy constitue un élément de contexte distinct, susceptible d’expliquer des approches différentes dans la manière d’appréhender l’extrême droite.
Les questions migratoires et l’intégration
Les échanges ont ensuite porté sur les enjeux migratoires.
Le travail a été identifié comme un facteur essentiel d’intégration dans la société française qu’on ne peut être dissociée du contexte économique actuel, marqué par un niveau de chômage élevé.
La question des personnes étrangères venant en France pour suivre une formation et choisisse de retourner dans leur pays d’origine pour y exercer a également été abordée. Laissant craindre une perte des nouveaux diplômés
Combattre l’extrême droite
Nous nous devons d’occuper le terrain en allant à la rencontre de l’électorat d’extrême droite dans le respect, dans l’écoute, sans apporter de jugements de valeurs et en utilisant des sources fiables et des exemples concrets.
Nous avons aussi établi que nous devions mettre l’accent sur l’éducation des jeunes en terme d’importance du vote.
Que nous ne devions pas attendre les directives du national mais développer les initiatives citoyennes, l’adhérence au monde associatif, échanger sur les réseaux , organiser des réunion publiques au niveau local.
Le parti socialiste doit reprendre sa place de parti des travailleurs ( le travail doit payer) et de défense des services publics.
Perspectives
Au terme de cette séance, dense et particulièrement riche en échanges, les participants ont exprimé le souhait d’organiser une nouvelle rencontre.
Cette prochaine séance pourrait permettre de travailler plus précisément encore les argumentaires et les outils de communication destinés aux militants dans leurs interventions sur le terrain.