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AccueilLettre d’information #28 : Le mot du premier fédéral

Le mot du premier fédéral

Refuser la violence, choisir le dialogue et les lumières

Dans une société traversée par les inquiétudes, les tensions et parfois les colères, nous devons réaffirmer une conviction essentielle : la violence ne saurait être une réponse aux désaccords qui nous traversent. Refuser la violence, ce n’est pas ignorer les injustices, les souffrances ou les colères qui s’expriment. C’est au contraire reconnaître que notre responsabilité collective consiste à leur apporter des réponses justes, humaines et démocratiques. Comme l’écrivait Albert Camus dans L’Homme révolté : «  Je me révolte, donc nous sommes.  » Cette belle formule nous rappelle que la révolte véritable ne doit jamais nous faire oublier notre humanité commune et la solidarité qui nous lie les uns aux autres.

Nos concitoyens aspirent profondément à l’apaisement. Ils attendent de leurs responsables politiques non pas qu’ils attisent les divisions, mais qu’ils sachent écouter, comprendre et rassembler. La modération n’est ni une faiblesse ni un renoncement à nos convictions : elle est une exigence de responsabilité et de courage. Dans une époque où les mots peuvent blesser autant qu’ils divisent, nous devons retrouver le sens de la mesure, le respect des différences et la dignité du débat. Il est possible de défendre avec force ses convictions sans céder à la brutalité, de combattre les injustices sans nourrir la haine et de faire vivre ses idéaux sans renoncer à la fraternité.

C’est dans cet esprit que nous devons poursuivre notre engagement socialiste, ici dans l’Aisne comme partout en France. Face aux fractures de notre société, choisissons le dialogue plutôt que l’affrontement, la fraternité plutôt que la défiance, l’espérance plutôt que la peur. Notre devoir est de faire vivre une République qui protège, qui respecte et qui rassemble. Car l’apaisement n’est pas l’absence de convictions : il est la condition de leur expression démocratique. Et c’est en retrouvant le sens de ce qui nous unit que nous pourrons, ensemble, construire un avenir plus juste, plus fraternel et plus humain.

Fidèlement,
Amine